A quoi ça sert d’y penser?

A quoi? Ben à tout! Tout ce qui vous inquiète, là maintenant. Tout ce qui vous pèse, vous questionne, vous fait douter. Tout ce qui vous emmerde, quoi

Ça ne vous parle pas? Tant mieux pour vous, vous pouvez quitter cet article sans plus tarder 😉

Les autres, restez, on va se tenir chaud avec nos cerveaux qui bouillonnent en permanence. Aaaaah, se prendre le chou, quasi une religion pour l’occidental de base. Ça donne l’impression qu’on maîtrise, qu’on avance, qu’on sait! On contrôle notre vie, les amis!

Mouhahahaha, que dalle, ouais!

Plus on pense, plus on stagne. Plus on pense, moins on agit. Et plus on pense, plus on pense. C’est un cercle vicieux qu’il est im-pé-ra-tif de rompre pour retrouver la paix de l’esprit…. mmmmh….. c’est trop bien ça…. le silence intérieur… le calme. Comme une plage tropicale, le doux ressac de l’eau, mais dedans (oui j’ai besoin de vacances).

Bon. Mais c’est qui qui pense en fait? C’est le conseil d’administration, composé des infâmes sous-fifres du mental. Lequel siège crânement dans le néo-cortex. Il prend tellement de place, c’est vraiment abusé!

Et donc, la nourriture favorite du conseil d’administration, celle qui fait qu’il reste alerte et vigousse, c’est…..la peur. La peur de demain, la peur d’un futur incertain, la peur du manque, la peur de la peur…

Le problème avec la peur, c’est que non seulement elle ne sert à rien (sauf s’il faut fuir devant un lion, par exemple) et en plus elle paralyse l’action. Mais ce fameux conseil a quand même son utilité: quand il s’agit d’élaborer des stratégies pour la mise en route de ladite action (que celle-ci concerne l’achat de fleurs pour votre dulcinée ou une réorientation professionnelle).

Les règles d’or pour cohabiter harmonieusement avec votre conseil d’administration perso

1) ne croyez surtout pas tout ce qu’il raconte (car la plupart du temps, il raconte n’importe quoi). En d’autres termes, ne croyez pas vos pensées, surtout quand elles sont répétitives (car il adore se prendre pour un perroquet).

2) quand il est trop bavard, revenez à l’ici et maintenant.

3) ou alors amusez-vous à le personnifier, trouvez-lui un petit nom. Il sera ainsi plus aisé de lui dire: ta gueule Rodolphe, laisse-moi vivre maintenant .

4) allez dans l’action, justement, c’est radical.

5) une problématique à priori insoluble à résoudre rapidement? Dites à Rodolphe: j’ai besoin d’une réponse à cette question, merci de bosser dessus. Et allez marcher 1h en forêt. Au retour, il vous aura envoyé la réponse. Je vous jure, ça fonctionne. Il faut juste se mettre dans une intention claire ET dans le mouvement.

6) en dernier recours, saoulez-vous.

De rien 🙂

 

La sémantique est mon amie – épisode 2

Avez-vous lu Mon amie la sémantique – épisode 1 ? Non ? Alors allez-y. Merci.

C’est bon ? 🙂

Ok, alors on y va. Au menu aujourd’hui :

Je suis crevé

 Hiiiiii, c’est affreux.

Rappelez-vous, le limbique ne comprend pas les négations (le ne…pas… étant conceptualisé par le néo-cortex) = il prend tout au premier degré.

Le langage positif, ce n’est donc pas simplement éviter la négation, mais également les mots à signification négative.

Bien sûr, il est impossible de faire ça tout le temps. Commençons donc au moins par porter notre attention sur le langage positif quand on parle de soi. C’est la base.

Ainsi, je vous demande solennellement d’arrêter de dire « Je suis crevé », et ce dès aujourd’hui.

Vous savez ce que ça veut dire, crevé, n’est-ce-pas ? Mort, oui. Youhou. Perso je trouve ça moyen de clamer régulièrement « Je suis mort », en fait.

La langue française est riche, pourquoi ne seriez-vous pas fatigué, épuisé, éreinté, las, exténué…. voire flapi ? C’est plus rigolo de dire « qu’est-ce que je suis flapie aujourd’hui » que « chuis crevée », tel un vieux pneu bon pour l’incinération.

Qu’en dites-vous ? 🙂

Faites l’expérience ! Et sentez la différence d’énergie. Après quelques temps de pratique, je vous promets que ça devient dérangeant d’avoir quelqu’un en face qui vous dit qu’il est crevé.

Vous aurez envie de lui dire « Ah bon ? Tu m’as l’air bien vivant, pourtant ». Et l’autre de vous regarder d’un air de totale incompréhension. C’est ok, on s’y habitue. Quand j’ai commencé à saouler mes ados avec le langage limbique-compatible, ils ont commencé par me regarder d’un air narquois, genre « au secours, encore une nouvelle lubie ». Et maintenant, ils sont de fervents supporters ! C’est bien la preuve que les effets sont réels, car un ado ne coopère que s’il trouve un intérêt personnel à ce qu’on lui propose 😉

Prochain épisode : essayer

-> Episode 3

La Bastide de Sanilhac – Ardèche

Comme mon banquier n’est pas hyper chaud en ce moment pour que je passe 3 semaines à Bali ou au Costa Rica (ou au Québec ou à Thaiti) (j’espère qu’il change bientôt d’avis), je suis sagement allée pour quelques petits jours en Ardèche.

Ahhh, la France… Quel beau pays pour les vacances, quand même! La variété de régions, de paysages, de gastronomies…. De quoi satisfaire les plus exigeants. Et difficilement satisfaite, je le suis. On pourrait presque dire chiante. Presque, j’ai dit.

Pendant des années, j’allais en famille (qui s’est par la suite dissoute – je bouillonne plein d’idées d’articles sur le couple – arg) dans le Var. J’adore le Var, ses cigales, ses petits villages à glapir de joie tellement ils sont chou, ses tonnes de super restos, ses odeurs, sa chaleur enveloppante

Mais cette année, même pas une semaine à dispo. Qu’est-ce qui est à environ 4h de voiture de chez moi et où cela commence à déjà furieusement sentir la Provence? L’Ardèche, oui.

Bon au final, j’en ai vu qu’une toute petite partie. Je dirais donc que c’est une destination idéale pour qui aime la nature sauvage, les rivières, les vieilles pierres, la randonnée…

Me suis donc mise en quête d’un nid sympathique pour nous accueillir, mes enfants et moi. Pépette, 18 ans, et Petit Grand Bonhomme, 15 ans. Eux s’en foutent, du moment qu’il y a du wifi. Et j’ai trouvé la Bastide de Sanilhac. En pleine nature, perchée sur une colline, cette bastide est follement charmante.

Photos: Largentière, le très charmant village de Balazuc, vues de la Bastide, sa piscine (sans blague), vue de Sanilhac et sa petit église romane, vue sur les enfants (bar avec wifi + milkshakes = bonheur)

Critique intraitable de la presque chiante:

On y va

  • L’environnement sauvage et naturel
  • La bastide elle-même, magnifiques vieilles pierres
  • La vue dégagée
  • La chouette piscine
  • La terrasse du restaurant
  • Celle du bar avec ses gros fauteuils
  • Le calme
  • Les villages bucoliques à visiter alentour

On y va pas

  • La froideur de la patronne au restaurant et son manque d’aide (Petit Grand Bonhomme voulait le menu pour enfant car pas inspiré par la carte -> IMPOSSIBLE!) (dans ma conception du service à la clientèle, la réponse doit toujours, toujours être OUI).
  • En parlant de la carte, pas d’option pour les végétariens.
  • Pas de coussins sur les transat, et manque de parasols.
  • Impression de déranger le barman.
  • Pas possible de commander à boire entre le petit déj et l’ouverture du bar.
  • Interdiction de prendre des boissons dudit petit déj sur la terrasse du bar, ce que j’aurai bien voulu faire, boire mon deuxième café vautrée dans un gros fauteuil, tranquille et loin des familles nombreuses d’hollandais ou d’allemands.
  • De manière générale, beaucoup d’interdits, ce qui contrarie la rebelle que je suis. Exemple du panneau « NO SERVICE » si on est pas habillé. C’est vrai, quelle abominable indécence que de se promener en maillot de bain dans un hôtel avec piscine et en été. Horreur!

Voilà, à vous de faire la balance 😉 Petit conseil: demandez une chambre au premier ou au deuxième, celles du troisième n’ont qu’un velux, ce qui est fort dommage et déprimant quand il y a une vue pareille autour.

Sur ce, je vais préparer mon argumentaire « prochaines vacances » pour mon banquier 😀

La sémantique est mon amie – épisode 1

Il y a quelques années de cela, je rencontrais un thérapeute-écrivain, lequel plantât une petite graine en mon esprit.

Petite graine devint un outil puissant, s’ajoutant à mes différentes pratiques. Permettez moi donc de le partager avec vous,

Ça pourrait vous intéresser 🙂

En tant que sophrologue, je suis de base une adepte du langage/des pensées/des visualisations en version positive.

Bien, mais pour comprendre l’intérêt de tout ça, un sympathique petit briefing sur notre ami le cerveau s’impose. Vu qu’il nous accompagne toute notre vie durant, et qu’il est un poil aux commandes, autant bien capter son fonctionnement. Car en effet, si notre cerveau est extraordinaire de par ses potentiels illlimités, il est en même temps un peu stupide. Je m’explique. Lire la suite « La sémantique est mon amie – épisode 1 »

Le moment présent pour les nuls

Après le lâcher-prise, le moment présent est un autre concept très à la mode actuellement.

Pourquoi donc? Peut-être parce que l’humain occidental a carrément perdu de vue sa capacité à vivre de manière simple, et en accord avec le rythme des saisons. Difficile de se reposer dans notre société qui va à 15’000 à l’heure, où les sollicitations de toutes sortes sont non seulement permanentes, mais également invasives. Le tout prenant place dans un monde en perte de repères et de valeurs, et où l’incertitude règne.

Mmmh, sympa comme tableau 😉 Je vous en prie. La bonne nouvelle, c’est que si nous n’avons pas grand pouvoir sur ce monde qui nous entoure, nous en avons en revanche un très grand sur nous-mêmes. Lire la suite « Le moment présent pour les nuls »

Le kéfir est votre ami

Il faut savoir un truc à mon sujet: je suis pleine de paradoxes. Pendant longtemps, j’ai été une grosse fumeuse. Pourtant, j’ai sans relâche cherché tout ce qui peut améliorer la santé. En même temps, je me faisais beaucoup de mal, il était donc logique que je fasse mon possible pour limiter les dégâts, non? Et soutenir mon corps, que par ailleurs je maltraitais d’une des pires manières qui soient. J’aime ma logique.

Ainsi, je vous présente aujourd’hui mon pote le kéfir, qui m’accompagne depuis quelques années déjà. De fruit, car il existe aussi en version lait.  Lire la suite « Le kéfir est votre ami »