Nous sommes toutes trop grosses

C’est clair.

Il suffit d’ouvrir n’importe quel magazine pour s’en convaincre. Page après page, des mutantes de 2m07 pour 28 kg nous narguent crânement. Salopes.

Donc il faut mincir, c’est un fait. L’injonction est partout, tout le temps.

Hé les filles…. en fait…. je raconte n’importe quoi hein! Car en vrai, nous sommes toutes magnifiques, exactement telles que nous sommes, là maintenant tout de suite. Le titre, c’était juste pour que vous commenciez à lire cet article. Maintenant, vous pouvez continuer 🙂

Donc il ne faut pas mincir. Il faut faire ce qu’on veut.

Et si ce qu’on veut, c’est quand même mincir, le mieux est de le faire autrement.

Je vous présente donc aujourd’hui l’une de mes méthodes chouchous, que j’ai amoureusement couvée pendant de longues années….

….. Mincir Autrement!

Oui autrement, car classiquement c’est moins efficace. C’est pas moi qui le dit, ce sont les chiffres. Faire un régime aboutit la plupart du temps à une reprise des kilos, avec petit bonus à la clé. Le mot régime, déjà, est très moche, ne trouvez-vous pas? Régime de bananes, régime militaire, régime matrimonial. Beuh.

Bref. Il existe des femmes qui, enceintes, prennent 7 kg et tout dans le ventre. Puis il y a les autres, qui en profitent pour se transformer en usines à graisse, laquelle se dispose sur les cuisses, les fesses, les hanches, le ventre, sans oublier le visage, histoire de ne pas faire de jaloux et d’être bien grosse partout, c’est plus harmonieux. J’ai fait partie de la deuxième catégorie.

Après quelques années de maternage de mes petits, j’en ai eu marre de voir cette abominable dondon dans le miroir. Marre de ne plus pouvoir mettre les vêtements de ma jeunesse. Marre de me sentir une mama sans plus aucune confiance en sa féminité.

Et alors, j’ai lu un livre, qui allait faire frémir d’horreur mes capitons bien incrustés. Maigrir sans régime, du Dr. Zermati. Le concept est très simple! Il suffit « juste » de retrouver ses sensations alimentaires, puis d’apprendre à les respecter. Ainsi va la minceur durable, une fois retrouvée. Oui, cela prend du temps, oui cela demande de développer une grande conscience de soi, et non, cela ne se fait pas en deux coups de cuillère à pot.

Mais quelle récompense au bout! Quelle joie sentir le corps s’affiner, tout doucement mais sûrement, et de rentrer à nouveau dans des habits oubliés….

Si j’ai eu l’inspiration aujourd’hui d’écrire sur ce sujet, c’est que je ne peux pas résister à vous raconter un truc que je viens de lire. J’ai commencé « Votre santé sans risque » du Dr. Saldman, genre de recueil d’astuces pour rester en santé. Encore trop tôt pour avoir un avis mais je suis très curieuse, étant donné qu’en matières d’astuces santé, je me la pète un peu.

Bref, il attaque son propos en dénonçant le surpoids, source de maux innombrables. Ce que j’approuve complètement: si le corps sait parfaitement se comporter face au manque, il est en revanche complètement perdu devant l’abondance. Quoiqu’il en soit, le bon Dr. Saldman commence par donner des trucs pour moins manger. Celui là m’a tellement fait rire qu’il faut que je vous en parle. Attention, tenez-vous bien.

Citation: « Vous avez sans doute fait l’expérience suivante. Aux toilettes, vous avez des selles malodorantes et des gaz. L’odeur est désagréable, mais petit à petit vous vous habituez. Au bout d’une minute, vous ne sentez plus rien. Une fois sorti des wc, et si vous y retournez trois minutes plus tard, vous serez écoeuré par ces odeurs fétides. Vous aurez l’impression que ce n’est pas vous qui êtes à l’origine de cette infection. Cette odeur nauséabonde a perdu votre signature personnelle« .

Voilà. Se basant sur cette théorie, il propose l’exercice suivant: prenez une grosse bouchée de frites – mâchez la soigneusement – recrachez la – attendez 2-3 minutes – remettez la dans votre bouche et cette fois avalez.

….?

Même pas en rêve je fais un exercice comme ça! 😀 L’idée de se dégoûter pour manger moins est à mon sens contraire à l’apprentissage du respect de soi, ce que je prône.

Je préfère nettement ma méthode, inspirée des théories de Zermati, et soutenue par la sophrologie. Renouer avec les sensations de faim et de satiété, pour apprendre ensuite à les écouter, est le seul moyen pour mincir et surtout, rester mince. Le jeu de faire ce cheminement en vaut sacrément la chandelle, parole d’ex-grosse 🙂

Pour en savoir plus, rendez-vous !

Le Riffelalp – Zermatt (soupir…)

Il y a des moments dans la vie, des moments suspendus, où tout s’arrête, où les problèmes (quels problèmes?) deviennent transparents…

Et il y a des lieux, sur cette Terre, qui provoquent, juste parce qu’ils existent, la survenue de tels moments de grâce.

C’est le cas de l’hôtel Riffelalp à Zermatt. Mais peut on vraiment l’appeler hôtel? Ce petit mot est-il apte à  contenir tant de magnificence?

Vous allez comprendre.

Sa situation, déjà. C’est là:

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N’est-ce pas? Nous sommes donc à 2222 m d’altitude, au pied du Cervin.

Mais n’allons pas trop vite, car le périple pour atteindre ce paradis contribue totalement au charme de l’expérience. Zermatt, la meilleure station de Suisse (oui) est sans voiture. Il faut donc laisser son véhicule à Täsch et prendre un petit train, pour un trajet qui durera une dizaine de minutes.

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Laisser sa voiture, et continuer sans elle, une étape incontournable pour l’abandon des problèmes derrière soi. Tout un symbole, moi je dis.

Les guests du Riffelalp sont évidemment attendus en gare de Zermatt. Les bagages sont pris en charge, nous les reverrons une fois arrivés à la chambre. Depuis là, quelques pas pour rejoindre le Gornergrat bahn.

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C’est un train qui grimpe, grimpe, grimpe vers les sommets (perso j’aime pas tant, que se passerait-il si le truc qui fait que le train accroche n’accrochait plus? Bref. Petite note à moi-même: ne jamais, jamais aller dans un funiculaire). Une quinzaine de minutes plus tard, nous voilà arrivés à l’arrêt Riffelalp.

Vous noterez qu’au fur et à mesure du voyage, les trains rétrécissent:

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Ceci dit, si on est pas une grosse flemmasse comme moi, il est possible de terminer à pied par une bucolique balade de 10 minutes. Oui mais c’est moins charmant, voilà.

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Et puis donc, on arrive. Ah là là. Quel spectacle les amis! Le Riffelalp, niché sur votre gauche, le Cervin, majestueux, si proche qu’on pourrait presque le toucher en tendant la main (ok, quand même pas, mais il est difficile d’être plus proche – ah si, il est possible de loger dans un hotel SUR le cervin. Mais du coup il faut se péter les cervicales pour le regarder, probablement.)

A partir de là, c’est « Bienvenue au paradis, les amis« ! Tout ici n’est que luxe, calme et beauté (les 5 étoiles aident, certes). Tout est invitation à se laisser complètement aller et à vivre chaque instant avec tous ses sens. Des splendides chambres, qui sont de véritables cocons donnant envie de se vautrer, au spa avec piscine à bulles extérieure, en passant par le bar et les restaurants où tout est délicieux…. Le tout dans un décor chaleureux et bien pensé. Avec quelques touches d’humour, vous noterez.

En plus, l’atmosphère y est très bon enfant, pas guindée pour un sou. En robe de bal ou jean troué, vous serez bienvenu. Sportif acharné ou glandeuse professionnelle (suivez mon regard), le Riffelalp fera votre bonheur. Le personnel est aux petits soins, affable, discret et très efficace.

La chambre…

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Et sa vue…

Depuis le petit déjeuner…

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Aux sessions billard ou bowling…

En passant par le spa…

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Les balades…

Ou encore l’apéro en terrasse…

 

… on est surchargé, c’est l’horreur!

Lorsqu’il faudra quitter cet endroit de rêve (je ne vous cache pas que c’est un déchirement insoutenable), vous aurez l’impression d’y avoir passé beaucoup plus de temps que la durée effective de votre séjour. Car vous aurez été dans une bulle magique, complètement hors du temps, hors de tout. C’est peut-être le fait d’être à plus de 2000 m d’altitude. Ou alors c’est dû à la présence solide, immuable et millénaire du Cervin, qui veille sur nous avec bienveillance. Ou encore à l’absence totale d’une quelconque forme d’agressivité, qu’elle soit sonore, visuelle ou relationnelle, car tout le monde est zen et souriant là-bas.

Au fond, qu’importe? Seul le résultat compte. Et le résultat, c’est l’envie de revenir vite vite vite pour pouvoir recommencer à tout oublier.

Oui, il y a dans la vie des moments de pur bonheur, où le temps se suspend…

… il y a des endroits qui provoquent cela sans aucun effort…

… et il existe de merveilleuses personnes qui rendent ces expériences possibles!

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Merci mon Ludo 😉

Ta deuxième vie … blablabla….

Mode chieuse activé.

Adepte des lectures qui vont réfléchir aux choses incompréhensibles de la vie, j’ai lu une pétée de livres dans la catégorie « développement personnel » (DP pour les intimes, mais abrégé ou pas, je déteste cette appellation, ça sonne un peu « spécial loser qui erre dans l’existence tel un babouin dépressif« ) (alors qu’il y a quelques véritables perles, je vous en reparlerai) (des livres, pas des losers).

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, de Raphaelle Giordano.

Non, non, non. Et non.

Déjà… le titre…. comment dire… (ouh, excusez-moi, je vais bailler).

Je me suis laissée tenter, au vu du succès phénoménal de ce livre en librairie. Erreur, Sandrine. Tu sais pourtant bien que succès populaire n’est pas forcément synonyme de qualité. Certains prennent des raccourcis, en fuyant d’office tout ce qui fait le buzz, partant du principe que si tout le monde aime, c’est que c’est nul. Si je ne vais pas jusque là, en l’occurrence cette logique s’applique ici.

L’héroïne, ultra cucul, malheureuse dans sa vie, va rencontrer un mentor, qui la fera réfléchir et avancer grâce à différents exercices. Voilà.

J’ai bravement tenu une centaine de pages, avant d’abdiquer, en jetant le livre au vieux papiers (ce que je ne fais jamais en tant normal).

Bon, pour quelqu’un qui débute VRAIMENT en développement personnel (pardon, qui débute vraiment dans la lose), peut-être que c’est bien? Je ne sais pas, j’arrive pas à imaginer. D’autant que je sais quelles merveilles existent, des livres au réel potentiel d’éveil de l’esprit.

Si vous avez lu et aimé, je veux bien entendre vos arguments (toujours se remettre en question).

Si vous n’avez pas lu, attendez mes prochains articles sur les livres qui en valent vraiment la peine.

Mode chieuse désactivé.

(Pardon Madame Giordano).

La sémantique est mon amie – épisode 3

Avez-vous lu l’épisode 1? Oui, je vais poser la question à chaque fois 😉

Hop hop.

Petit rappel quand même… Nous parlons ici des mots et expressions qui ne servent clairement pas nos objectifs, surtout quand on les répète souvent, car ils ne sont pas (ou trop!) limbique-compatibles.

Ce peut-être un mot à connotation fortement négative, comme dans l’épisode 2, mais aussi un mot inutile.

J’appelle à la barre le verbe essayer.

Lequel ne doit pas follement inspirer notre cher cerveau… Essayez de vous gratter l’oreille, là maintenant.

Vous êtes vous gratté l’oreille? Alors vous n’avez pas essayé, vous l’avez fait.

Voyez? Une espèce d’entre deux qui ne veut rien dire. On peut soit « faire », soit ne « pas faire ».

En quelque sorte, « essayer » c’est éviter de s’engager, dans un sens ou dans l’autre. C’est flotter dans l’incertitude et le manque de clarté, autant envers soit qu’envers les autres.

Je fais, et j’assume, ou je ne fais pas, et j’assume aussi. Exemple: plutôt que « j’essaie de passer à ta fête ce soir », dire « je ne viendrai pas car je n’en ai pas envie ». Honnêteté, simplicité, efficacité. Franchement, la vie est plus fluide et agréable quand on se positionne!

Essayez, et vous verrez… 😀