Le Riffelalp – Zermatt (soupir…)

Il y a des moments dans la vie, des moments suspendus, où tout s’arrête, où les problèmes (quels problèmes?) deviennent transparents…

Et il y a des lieux, sur cette Terre, qui provoquent, juste parce qu’ils existent, la survenue de tels moments de grâce.

C’est le cas de l’hôtel Riffelalp à Zermatt. Mais peut on vraiment l’appeler hôtel? Ce petit mot est-il apte à  contenir tant de magnificence?

Vous allez comprendre.

Sa situation, déjà. C’est là:

Cervin.jpeg

N’est-ce pas? Nous sommes donc à 2222 m d’altitude, au pied du Cervin.

Mais n’allons pas trop vite, car le périple pour atteindre ce paradis contribue totalement au charme de l’expérience. Zermatt, la meilleure station de Suisse (oui) est sans voiture. Il faut donc laisser son véhicule à Täsch et prendre un petit train, pour un trajet qui durera une dizaine de minutes.

IMG_5268 - copie.jpg

Laisser sa voiture, et continuer sans elle, une étape incontournable pour l’abandon des problèmes derrière soi. Tout un symbole, moi je dis.

Les guests du Riffelalp sont évidemment attendus en gare de Zermatt. Les bagages sont pris en charge, nous les reverrons une fois arrivés à la chambre. Depuis là, quelques pas pour rejoindre le Gornergrat bahn.

IMG_5273.jpg

C’est un train qui grimpe, grimpe, grimpe vers les sommets (perso j’aime pas tant, que se passerait-il si le truc qui fait que le train accroche n’accrochait plus? Bref. Petite note à moi-même: ne jamais, jamais aller dans un funiculaire). Une quinzaine de minutes plus tard, nous voilà arrivés à l’arrêt Riffelalp.

Vous noterez qu’au fur et à mesure du voyage, les trains rétrécissent:

IMG_5277.jpg

Ceci dit, si on est pas une grosse flemmasse comme moi, il est possible de terminer à pied par une bucolique balade de 10 minutes. Oui mais c’est moins charmant, voilà.

IMG_5283IMG_5285

Et puis donc, on arrive. Ah là là. Quel spectacle les amis! Le Riffelalp, niché sur votre gauche, le Cervin, majestueux, si proche qu’on pourrait presque le toucher en tendant la main (ok, quand même pas, mais il est difficile d’être plus proche – ah si, il est possible de loger dans un hotel SUR le cervin. Mais du coup il faut se péter les cervicales pour le regarder, probablement.)

A partir de là, c’est « Bienvenue au paradis, les amis« ! Tout ici n’est que luxe, calme et beauté (les 5 étoiles aident, certes). Tout est invitation à se laisser complètement aller et à vivre chaque instant avec tous ses sens. Des splendides chambres, qui sont de véritables cocons donnant envie de se vautrer, au spa avec piscine à bulles extérieure, en passant par le bar et les restaurants où tout est délicieux…. Le tout dans un décor chaleureux et bien pensé. Avec quelques touches d’humour, vous noterez.

En plus, l’atmosphère y est très bon enfant, pas guindée pour un sou. En robe de bal ou jean troué, vous serez bienvenu. Sportif acharné ou glandeuse professionnelle (suivez mon regard), le Riffelalp fera votre bonheur. Le personnel est aux petits soins, affable, discret et très efficace.

La chambre…

IMG_5386

IMG_5295.jpg

Et sa vue…

Depuis le petit déjeuner…

IMG_5382.jpg

Aux sessions billard ou bowling…

En passant par le spa…

Riffelalp.jpg

Les balades…

Ou encore l’apéro en terrasse…

 

… on est surchargé, c’est l’horreur!

Lorsqu’il faudra quitter cet endroit de rêve (je ne vous cache pas que c’est un déchirement insoutenable), vous aurez l’impression d’y avoir passé beaucoup plus de temps que la durée effective de votre séjour. Car vous aurez été dans une bulle magique, complètement hors du temps, hors de tout. C’est peut-être le fait d’être à plus de 2000 m d’altitude. Ou alors c’est dû à la présence solide, immuable et millénaire du Cervin, qui veille sur nous avec bienveillance. Ou encore à l’absence totale d’une quelconque forme d’agressivité, qu’elle soit sonore, visuelle ou relationnelle, car tout le monde est zen et souriant là-bas.

Au fond, qu’importe? Seul le résultat compte. Et le résultat, c’est l’envie de revenir vite vite vite pour pouvoir recommencer à tout oublier.

Oui, il y a dans la vie des moments de pur bonheur, où le temps se suspend…

… il y a des endroits qui provoquent cela sans aucun effort…

… et il existe de merveilleuses personnes qui rendent ces expériences possibles!

IMG_5348.JPG

Merci mon Ludo 😉

La Bastide de Sanilhac – Ardèche

Comme mon banquier n’est pas hyper chaud en ce moment pour que je passe 3 semaines à Bali ou au Costa Rica (ou au Québec ou à Thaiti) (j’espère qu’il change bientôt d’avis), je suis sagement allée pour quelques petits jours en Ardèche.

Ahhh, la France… Quel beau pays pour les vacances, quand même! La variété de régions, de paysages, de gastronomies…. De quoi satisfaire les plus exigeants. Et difficilement satisfaite, je le suis. On pourrait presque dire chiante. Presque, j’ai dit.

Pendant des années, j’allais en famille (qui s’est par la suite dissoute – je bouillonne plein d’idées d’articles sur le couple – arg) dans le Var. J’adore le Var, ses cigales, ses petits villages à glapir de joie tellement ils sont chou, ses tonnes de super restos, ses odeurs, sa chaleur enveloppante

Mais cette année, même pas une semaine à dispo. Qu’est-ce qui est à environ 4h de voiture de chez moi et où cela commence à déjà furieusement sentir la Provence? L’Ardèche, oui.

Bon au final, j’en ai vu qu’une toute petite partie. Je dirais donc que c’est une destination idéale pour qui aime la nature sauvage, les rivières, les vieilles pierres, la randonnée…

Me suis donc mise en quête d’un nid sympathique pour nous accueillir, mes enfants et moi. Pépette, 18 ans, et Petit Grand Bonhomme, 15 ans. Eux s’en foutent, du moment qu’il y a du wifi. Et j’ai trouvé la Bastide de Sanilhac. En pleine nature, perchée sur une colline, cette bastide est follement charmante.

Photos: Largentière, le très charmant village de Balazuc, vues de la Bastide, sa piscine (sans blague), vue de Sanilhac et sa petit église romane, vue sur les enfants (bar avec wifi + milkshakes = bonheur)

Critique intraitable de la presque chiante:

On y va

  • L’environnement sauvage et naturel
  • La bastide elle-même, magnifiques vieilles pierres
  • La vue dégagée
  • La chouette piscine
  • La terrasse du restaurant
  • Celle du bar avec ses gros fauteuils
  • Le calme
  • Les villages bucoliques à visiter alentour

On y va pas

  • La froideur de la patronne au restaurant et son manque d’aide (Petit Grand Bonhomme voulait le menu pour enfant car pas inspiré par la carte -> IMPOSSIBLE!) (dans ma conception du service à la clientèle, la réponse doit toujours, toujours être OUI).
  • En parlant de la carte, pas d’option pour les végétariens.
  • Pas de coussins sur les transat, et manque de parasols.
  • Impression de déranger le barman.
  • Pas possible de commander à boire entre le petit déj et l’ouverture du bar.
  • Interdiction de prendre des boissons dudit petit déj sur la terrasse du bar, ce que j’aurai bien voulu faire, boire mon deuxième café vautrée dans un gros fauteuil, tranquille et loin des familles nombreuses d’hollandais ou d’allemands.
  • De manière générale, beaucoup d’interdits, ce qui contrarie la rebelle que je suis. Exemple du panneau « NO SERVICE » si on est pas habillé. C’est vrai, quelle abominable indécence que de se promener en maillot de bain dans un hôtel avec piscine et en été. Horreur!

Voilà, à vous de faire la balance 😉 Petit conseil: demandez une chambre au premier ou au deuxième, celles du troisième n’ont qu’un velux, ce qui est fort dommage et déprimant quand il y a une vue pareille autour.

Sur ce, je vais préparer mon argumentaire « prochaines vacances » pour mon banquier 😀